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Marie-Claude Aubry devant une de ses oeuvres.
PHOTO CARINE CHERRIER |
JOCELYNE CASSAGNO
Le 17 octobre Marie-Claude Aubry présentait sa 1ere exposition solo à la Maison de la culture, sous l’égide du Comité culturel.
Membre de la délégation canadienne au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, elle exposera, en décembre, une toile au Carrousel du Louvre à Paris, et cette toile faisait partie intégrante de l’événement à la Maison de la culture.
Cette jeune artiste nous ravit avec ses couleurs d’été, mais surtout des vents nous caressent, des brises irisées tourbillonnent et nous emportent vers des rêves de jeunesse et de liberté empreinte de fraîcheur. Notons également une pointe de mélancolie pour ajouter au charme.
« La danse, les émotions m’inspirent »
« La toile blanche, muette, attend que je lui tende l’oreille afin qu’elle me dévoile ses personnages chargés d’émotion… La création de mes toiles se trouve plus au niveau des sentiments que de la réflexion… Pour moi, peindre c’est rendre hommage à la vie, c’est figer dans le temps un moment privilégié. »
Effets visuels
Marie-Claude Aubry peint depuis l’âge de 13 ans et a gagné quelques prix en arts au secondaire. Elle a opté en choix de carrière pour une formation en animation 3D et en effets visuels au cinéma et à la télévision. Au concours Festi-film, elle a d’ailleurs remporté, deux années consécutives, le prix du jury.
On retrace aisément dans ses oeuvres l’influence de sa formation, avec ses contrastes saturés, les effets de « black light », soulignant les contours de certains personnages. Ses femmes sans visage laissent toute l’importance à la grâce, à l’harmonie. Très gestuelle, elle offre des volutes dynamiques, mais aussi des textures dues à l’usage de mortiers colorés par des encres acryliques.
Un essor remarquable
Ayant peint par intermittence depuis plusieurs années, Marie-Claude Aubry a bifurqué vers la peinture à la suite de deuils personnels l’ayant profondément affectée. « Je me suis remise sur
les rails, émotionnellement, grâce à la peinture!»
Elle a repris des cours de peinture, notamment avec Raymonde Perron en cours privé. Elle a alors travaillé le dessin de base, les couleurs et la composition.Vivant dorénavant exclusivement de ses productions, elle s’est associée avec Raymonde Perron dans son école de peinture.
En 2009, Marie-Claude Aubry a participé à 12 symposiums et sa participation à la délégation canadienne à la Société Nationale des Beaux-Arts du Carrousel du Louvre couronnera, sans nul doute, cette année prolifique entre toutes. |